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Salmiech

La croix miraculeuse

XV ème siècle

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Description

Selon la légende, François d’Estaing XI, évêque de Rodez, se promenait par un jour de grand vent d’autan, lorsqu’une rafale lui emporta son chapeau. Il fut pris alors d’ un mouvement de colère et en signe de pardon, il fit ériger une croix à cet endroit. Dans le village on racontait alors que cette croix était miraculeuse et qu’elle se mettait à saigner si l’on tentait de la forger. Ce lieu devient par la suite un pèlerinage pour les populations paysannes des alentours.

A Salmiech : la croix de fer : d’après un texte de Mr Théron à Salmiech

Le récit qui suit relève à la fois de la vérité historique, du langage symbolique et d’une tradition orale qui emprunte à l’imaginaire.

François d’Estaing, évêque de Rodez de 1501 à 1529, visita plusieurs fois Salmiech. Il aimait le site, la cordialité chaleureuse des gens du pays, la convivialité de la table de Gailhard de Landorre, prieur « de ecclésia Sancti Amantii de SolometIio » (de l’église de Saint-Amans de Salmiech), et les chemins de terre pour la promenade de l’après-midi.

Ce Gailhard de Landorre était un neveu de Arnaud (le 1V’) de Landorre, Seigneur de Salmiech qui fût inhumé en 1499 en grande solennité dans le choeur de l’église de Saint Amans où il repose toujours. Toute la paroisse était là - 300 prêtres étaient présents - 30 pauvres y assistaient avec des cierges à la main, vêtus de noir, la tête couverte de la capuce. Arnaud (IV ème) de Landorre était lui-même fils de Arnaud (III ème) à qui nous devons la construction de la chapelle du Saint-Sépulcre, aujourd’hui oratoire Sainte-Anne, et qui fut nommé sénéchal du Rouergue en 1375 par le Roi Charles v.

Le Saint Prélat passait un jour sur un des points les plus élevés de la Paroisse, sur le chemin menant de Saint-Amans à Carcenac, en bordure du Puech des Bourques où plus tard (1730-1750) Jean Claude Philippe de Tubières de Grimoard de Pestels, Comte de Caylus, Seigneur de Salmiech et de Taurines et Baron de Landorre, exposait au supplice des fourches caudines, les sujets insoumis. Là où « se dresse » aujourd’hui une croix.

C’était un jour de grand vent d’« Olto ». François d’Estaing[?] aurait caliné la tempête d’un mot assez vif demeuré longtemps populaire dans le pays.

C’est sur le lieu où son chapeau emporté par le vent se posa, qu’il aurait exigé qu’on érige sur le champ une croix et qu’on mette aussitôt à l’ oeuvre le forgeron du village. C’est ce qui expliquerait un façonnage à la hâte et un fer grossièrement martelé.

Dans la suite, toute tentative effectuée pour parfaire l’oeuvre devait être aussitôt interrompue devant les-manifestations de souffrance qui apparaissaient sur la croix dès qu’elle était martelée. Des traces de sang auraient même été observées.

C’est la croix de fer Dite aussi Croix miraculeuse Ou encore « Crous del Ben ».

Depuis cet événernent et jusqu’à la Révolution, les populations paysannes des atentours - mais aussi de régions éloignées - venaient en pèlerinage à la croix de fer pour obtenir que cesse le vent d’« Olto » lorsqu’il desséchait terres et récoltes. Au même titre qu’on allait à Saint-Sauveur pour demander la pluie.

La procession partait de l’église Saint-Amans - avec croix et bannières - se rendait à la Croix de fer où étaient chantées les « litanies des Rogations », puis regagnait, par l’ancien chemin du Théron (chemin de la « fontaine couverte »), la chapelle Saint-Finnin, sur les rives du Céor et l’actuelle place de la Mairie, pour le_chant du « Te Deum », en remerciement (anticipé) des bienfaits qui viendraient du Ciel.

On raconte aussi que la population de Salmiech pensa un moment qu’il fallait donner meilleure et plus digne ’place à cette croix exposée sur ce plateau à tous lès temps, et il fut convenu de l’emmener à demeure sur le point central de la place de l’église.

Après la messe du dimanche, on se rendit donc en procession à la Croix de fer, maçons en tête avec mission de desceller la Croix. Comme d’habitude, on chanta en arrivant les litanies des Saints. Et les maçons se mirent à l’oeuvre.

Le temps était calme, tendrement nuageux, sans un brin de vent. À peine la croix fut-elle soulevée de son socle qu’une tempête de vent jamais vue se serait levée, renversant au sol multitude de personnes et emportant les chapeaux des dames sur les terres des alentours.

On comprit que c’était un silPle. La croix voulait rester là.

Les açons auraient reçu l’ordre de resceller en toute hâte la croix. La tempête, aussitôt, aurait cessée et le vent d’« Olto » serait tombé et la procession aurait regagné, au chant du Magnificat, la place Saint-Amans, où le socle préparé pour recevoir la croix, devenu dès lors inutile, aurait été immédiatement détruit.

Portfolio

Croix miraculeuse de Salmiech : Vue de l'inscription Croix miraculeuse de Salmiech : vue rapprochée Croix miraculeuse de Salmiech : vue générale Croix miraculeuse de Salmiech : détail de l'inscription (XV ème (...) Croix miraculeuse de Salmiech : détail de la croix (XV ème siècle)

  • La croix de fer de Salmiech : d’après Mr Théron à Salmiech (PDF - 989 ko)

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